The New Vilna Review interviews poet and librettist Robert Pinsky on the theme of death and immortality in Death and the Powers, the character of Simon Powers, and the role Jewish identity plays in his life. Read the full interview here.
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Robert Pinsky interviewed about Death and the Powers
New Vilna Review on Machover and Pinsky evening
Tuesday evening’s “I Sing the Body Electric” event, featuring composer Tod Machover, former U.S. Poet Laureate Robert Pinsky and Pulitzer-winning music critic and poet Lloyd Schwartz, garnered an enthusiastic write-up by Daniel E. Levenson, ALM, publisher and editor-in-chief of the New Vilna Review. The disucssion centered on the new opera Death and the Powers, composed by Machover with a libretto by Pinsky.
“Since I enjoy brooding meditations on the nature of mortality as well as almost anything involving sci-fi, I was intrigued right away,” writes Levenson. “…I found myself pulled into a world where the dividing line between life and death had been blurred by a digital hand, where the gulf between flesh and circuits seemed not so far apart.”
Read the full article here: “Pinsky and Machover Bring Shadow and Light to NCAC Event”
The event took place at the New Center for Arts and Culture (NCAC) in Watertown, MA, on Tuesday, December 7, 2010, 7:30PM.
Jewish Advocate: Dec. 7 Event with Tod Machover and Robert Pinsky
There’s an excellent feature article in the current issue of The Jewish Advocate describing tomorrow night’s program with poet laureate Robert Pinsky and composer Tod Machover. The event, titled “I Sing the Body Electric”, is sponsored by the New Center for Arts and Culture and will take place at 7:30pm on Tuesday, December 7, 2010, at the Arsenal Center for the Arts in Watertown, MA. The poet and Pulitzer-winning classical music critic Lloyd Schwartz will moderate the event. We look forward to a thought-provoking and entertaining evening!
The Jewish Advocate article does a very nice job of describing the genesis of the collaboration between Pinsky and Machover that led to the new opera Death and the Powers.
Here is a link to the article (access to full text by subscription only).
PDF of Article in The Jewish Advocate
Buy tickets for I Sing the Body Electric, December 7, 2010, 7:30PM
Event alert: Pinsky and Machover
I Sing the Body Electric
December 7, 7:30 pm
Arsenal Center for the Arts in Watertown, MA.
Composer Tod Machover and poet Robert Pinsky talk about making art in the age of new technology. Hailed as “America’s most wired composer,” Machover is transforming classical music and opera, mixing cocktails of music, dance, theater, and high-tech brilliance. His experiments include a “magic” opera for Penn and Teller, The Brain Opera, and now Death and the Powers: The Robots’ Opera, which will have its American premiere in Boston in 2011. Robert Pinsky, who wrote the libretto for Machover’s new opera, has embraced “the muse in the machine” like few other writers. He has described poetry as an “ancient technology” and has even written a “computerized” novel, but he has also cautioned that the ultimate scene of poetry is the human breath and the human ear. Former Poet Laureate of the United States, Pinsky is the poetry editor of Slate and the author of numerous collections of poetry. Machover, professor of music and media at MIT, is also an inventor of ground-breaking new music technologies.
They will talk with Boston Phoenix music critic and poet Lloyd Schwartz about art, technology and how poetry and music continue to shape what it means to be human.
Listen to Robert Pinsky, librettist for Death and the Powers
BU Today has posted a story about Robert Pinsky: Robot, of Thee I Sing
Pinsky’s words help put technology in innovative opera.
In the article, Robert talks about how he became involved in the project and discusses the differences between writing poetry and writing for opera. Composer Tod Machover says “I have been constantly delighted by what a pleasure it is to set Robert’s words—so intelligent and clear and sonorous—to music. Robert’s rhythms and descriptions are not quite the same as mine, so his words have pushed me to new places.”
Be sure to listen to the Poetry Today interview. It’s a spine-tingling treat to listen to Robert read aloud from the libretto. Click on the audio player at the foot of the BU Today article.
Death and the Powers Synopsis (French)
Prologue
Obscurité. Les robots roulent, oscillent, and glissent sur la scène en groupe puis se dispersent en différentes unités. Quatre robots émergent du pack et commencent à parler. Dans leur dialogue, les robots essaient de comprendre le sens du mot « mort , » un concept étrange auquel ils sont confrontés dans un drame qui leur reste de leurs créateurs humains. A la fin du prologue, toujours perplexes devant la notion de la mort, les robots entreprennent d’interpréter le drame rituel selon l’ordre des créateurs humains. Le robot leader annonce : « Il est maintenant temps que nous commencions. »
Mémoire téléchargée
Chaque robot commence alors à se transformer en son personnage humain. Un éventail d’informations, dont des fragments de personnalité et des souvenirs, est téléchargé. Un par un, les personnages humains émergent des robots, prêts à interpréter le drame :
Simon Powers – Homme d’affaires milliardaire obsédé par l’idée de mourir. La soixantaine. Fou, excentrique, charismatique, gaillard, brillant. Avec un côté pernicieux, malicieux.
Miranda – Fille de Simon, issue d’un premier mariage. En fin d’adolescence. Spéciale, visionnaire. Antigone, Cordelia.
Nicholas – Protégé de Simon. Etudiant de 3ème cycle, âgé d’une vingtaine d’années. Recueilli par Simon alors qu’il était très jeune placé dans un service pour enfants gravement handicapés. Bouge maintenant comme une machine bien huilée.
Evvy – Troisième femme de Simon, mais premier mariage pour elle. La trentaine. Séduisante, sexy, mais prudente.
Scène 1: Simon et Le Système
Chez Simon Powers, les derniers préparatifs sont en cours en vue de son immersion totale dans Le Système. Cette technologie va lui permettre de contrôler l’environnement physique après sa mort, c’est-à-dire qu’il pourra indéfiniment rester en contact avec ceux qui lui sont chers, mener ses affaires, et répandre son influence. Simon est excité, fébrile, comme un enfant. Miranda a peur. Evvy essaie d’être pragmatique, de rester calme, tolérante envers le comportement de son mari malgré ses propres angoisses. Nicholas est sérieux, en sueur, concentré sur son travail, un œil sur l’horloge. L’heure pour Simon d’entrer dans Le Système approchant, ils scandent à l’unisson : « La matière est mortelle, Le Système survit. » Simon cite des extraits de poèmes de William Butler Yeats (« Une fois hors de la nature ») et May Swenson (« Mon corps, ma maison, mon cheval, mon chien, Que deviendrai-je lorsque tu ne seras plus ? »), puis déclare allégrement que Le Système lui permettra d’être plus immortel que de simples poètes. Simon entre finalement dans Le Système avec un « A plus tard ! » adressé à son entourage. Evvy se demande « Et maintenant ? », et ils sont plongés dans l’obscurité.
Scène 2: Système Soliloque
Simon se métamorphose progressivement dans Le Système. L’environnement physique revêt subtilement différents traits de Simon, bougeant et vibrant comme s’il était en vie. La voix de Simon se fait entendre au travers de phrases courtes et entrecoupées (« Souviens-toi. Peu importe la matière – je l’ai fait. ») capturant l’essentiel de ses souvenirs, sensations et expériences. A la fin de la scène, il n’y a plus de trace du corps humain de Simon. Sa voix revendique encore et encore : « Je suis le même. »
Scène 3: Apprendre à te connaître
Le temps a passé. Le Système ronronne – en veille – au repos. Miranda et Nicholas sont dans la pièce où les murs continuent à bouger mystérieusement, langoureusement. L’environnement s’anime, manifestation de la présence physique de Simon. Nicholas certifie à Miranda qu’il s’agit bien de Simon dans Le Système. Nicholas dévoile son propre bras artificiel et explique à Miranda que la nouvelle technologie est « Comme mon bras gauche est à moi, il n’est pas moi. » Nicholas et Miranda peuvent entendre la voix de Simon, et s’aperçoivent que Simon a la possibilité de communiquer avec eux. Simon annonce que bien qu’il soit dorénavant dans Le Système, il conserve ses anciens pouvoirs : « Et j’ai des milliards. Et je peux toujours signer des chèques. »
Scène 4: Le Toucher d’Evvy
C’est le milieu de la nuit. Evvy entre en scène dans un état de stupeur, comme dans un rêve, somnambule. Simon occupe maintenant Le Chandelier, qui vibre au son d’une délicate musique. Ils partagent un souvenir. Evvy demande, « Simon, est-ce que tu te souviens de notre première dance ? » et les détails sensoriels vivides de cette expérience les submergent à nouveau tous les deux. Simon assure à Evvy que son appétit de vivre est sans fin et qu’il en désirera toujours encore plus, tandis qu’Evvy caresse Le Chandelier engendrant de nouveaux sons qui enveloppent la voix de Simon. Elle interpelle Simon, « Touche-moi, » tandis que la voix de Simon dans Le Chandelier répète sans fin «Encore. » Le souvenir d’un moment d’amour du passé entraîne un renouveau de passion érotique, fusionnant la physicalité d’Evvy et la nouvelle forme de Simon.
Scène 5 : Nicholas et les Robots
Nicholas est dans son labo, occupé par les robots qu’il a construit pour Le Système. Les robots commencent à bouger au son de la musique qui émane des murs, puis prennent vie et se mettent à danser avec Nicholas. Miranda fait du classement et explore Le Système, tout en réfléchissant à la vie en dehors de l’enceinte de la maison familiale et du Système : « Comment sommes-nous liés au reste du monde ? » Nicholas raconte à Miranda comment Simon le sauva d’un centre pour enfants quand il était un petit garçon et lui offrit une nouvelle vie. Nicholas jure qu’il retournera la faveur : « Maintenant je vais l’aider à vivre dans Le Système. Sans corps, post-organique comme moi. »
Scène 6: Le Monde Réagit
Une nouvelle atmosphère, plus étrange. Miranda, Nicholas, et Evvy y sont apparemment habitués. Evvy porte maintenant des écouteurs, se balançant un peu comme si elle écoutait de la musique, hochant et penchant la tête comme si elle canalisait la présence de Simon. Une délégation du monde extérieur – composée de United Way, des Nations Unies, et de l’Administration – arrive et demande à parler à Simon. Le monde entier s’est retrouvé plongé dans la guerre et la famine depuis que Simon est entré dans Le Système. Quand Miranda fait entrer la délégation, ils supplient : « Que veut dire votre comportement ? Nous demandons une réponse ! » Simon refuse de leur répondre et à la place cite un passage d’un poème allemand (« O Röschen rot! … Man lies in deepest need. Man lies in deepest pain. Yes, I would rather be in Heaven »). Cela ne fait qu’ajouter à la confusion des membres de la délégation. Après que Nicholas ait lu un article étrange dans un des journaux de Simon (« Un Groupe de Jeunes Battent une Infirmière à Mort »), la délégation est finalement congédiée. Laissée seule, Miranda se penche sur son propre sentiment d’isolement maintenant que son père est entré dans Le Système : « J’aimerais avoir un père comme tout le monde. »
Scène 7: Dans Le Système
Tout – les murs, Le Chandelier, les robots – marche de concert. Simon semble être partout, occupant tout, omnipotent. Evvy enlève enfin ses écouteurs et dit à Nicholas et Miranda qu’elle a canalisé Simon : « J’ai Ecouté Simon. C’est comme quand on est tombé amoureux… Vous pouvez vous lancer. Vous pouvez tomber sans fin, et recommencer.» Maintenant c’est Evvy et Nicholas qui sont transformés tandis qu’ils sont eux aussi absorbés dans Le Système. Seul Miranda reste pour faire face au monde extérieur.
Scène 8: Misères, Mémoire, et Miranda
Miranda est encerclée par un défilé des Misères du monde : victimes de famine, torture, crime, et maladie. Dans le sillage des Misères, la silhouette de Simon, tel un simulacre de son corps humain, émerge des ombres. Miranda et Simon ont une ultime confrontation au cours de laquelle Simon explique son choix de vivre dans Le Système : « Maintenant le seul recours est d’évoluer, hors de la chair et dans Le Système. Les autres, même quelques-uns, ne comptent pas – c’est toi-même, c’est toi ! » Il fait signe à Miranda: “Viens dans le monde de lumière. » Miranda hésite à suivre Simon dans Le Système. Ses doutes persistent : « Le corps de cette mort est qui je suis, c’est mon esprit… Qui serai-je ? Et que verrai-je quand mon corps ne sera plus ? » Simon rentre dans Le Système. Miranda hésite. Elle se tourne vers le public, répétant une note aigüe montante tandis que le son tourbillonne autour d’elle : « Qui ? Quoi ? Quand ? Comment? Lumière. Mort. Seule. Vivante. Vis. » La lumière augmente jusqu’à devenir aveuglante. La musique émane depuis la voix de Miranda dans toutes les directions, remplissant l’espace et s’étendant bien au-delà.
Epilogue
Le Système se dissout dans une Matrice de Lumière. Les robots reprennent leur formation rangée et s’allument. Les robots discutent le drame qu’ils viennent de jouer, mais leurs questions sur la mort restent sans réponse. Le robot leader assure aux autres : « Avoir des questions est excellent. » Le chœur des robots conclut : « Maintenant il est temps pour le rituel prescrit de se conclure. » Après quelques clignotements et pulsations de sons et ombres, doucement ils s’éteignent tous.
* * *
Music by Tod Machover
Libretto by Robert Pinsky
Story by Randy Weiner and Robert Pinsky
Directed by Diane Paulus
Production Design by Alex McDowell
Choreography by Karole Armitage
First Rehearsals – Slide Show!
Posted by June
We thought you’d enjoy these photographs taken during the first set of rehearsals in June 2010. Can’t wait to find out how these look on stage with lighting and imagery!!








